Le mapping epithelial : quel impact sur la prise en charge ?
Mapping épithélial : qu’est-ce que c’est ?
Le mapping épithélial est une cartographie de l’épaisseur de l’épithélium cornéen, la couche la plus superficielle et transparente de la cornée.
Cet épithélium joue un rôle protecteur et s’adapte en permanence aux irrégularités du stroma cornéen sous-jacent. En cas d’ irrégularité cornéenne comme un astigmatisme, un kératocône débutant ou une cicatrice, l’épithélium compense naturellement : il s’épaissit dans les zones creusées et s’amincit dans les zones en relief.
Grâce aux OCT haute résolution de dernière génération, il est désormais possible de réaliser un epithelial thickness mapping précis. Cette cartographie tridimensionnelle de la cornée permet de détecter des anomalies invisibles avec une simple topographie cornéenne, renforçant ainsi la précision du diagnostic et la sécurité des chirurgies réfractives.
Pourquoi ce test est important avant une chirurgie réfractive ?
La sélection des patients est une étape déterminante en chirurgie réfractive. Le mapping épithélial complète les examens classiques comme la topographie et la pachymétrie.
Il joue un rôle clé pour :
- Assurer la détection précoce du kératocône ou d’ ectasies cornéennes débutantes, parfois masquées par l’action compensatrice de l’épithélium
- Affiner le diagnostic différentiel entre une simple asymétrie et une pathologie évolutive
- Evaluer la régularité cornéenne afin de décider si une chirurgie au laser ( LASIK , PKR , SMILE ) est envisageable en toute sécurité
En intégrant ces données, le mapping épithélial réduit considérablement le risque de complications postopératoires liées à un diagnostic incomplet.
Quel impact sur les résultats visuels postopératoires ?
L’apport du mapping épithélial ne se limite pas à la phase préopératoire. Il améliore également les résultats visuels après une chirurgie.
En identifiant précisément les zones irrégulières, il permet une ablation laser plus personnalisée et régulière. Il contribue à prévenir les ectasies postopératoires, complications redoutées en cas de cornée fragile. De plus, en optimisant la sélection des patients, il améliore la qualité visuelle postopératoire, offrant une vision plus nette et plus stable.
Le mapping épithélial a également un intérêt lors du suivi postopératoire : il permet d’analyser la régénération de l’épithélium et d’expliquer certaines fluctuations visuelles dans les mois qui suivent l’intervention.
Limites, variabilité et conditions d’utilisation du mapping épithélial
Comme tout examen, le mapping épithélial présente certaines limites. L’épaisseur épithéliale varie naturellement d’un patient à l’autre, ce qui nécessite une interprétation experte. La qualité de l’image dépend de la précision des coupes OCT : un mauvais centrage ou des artéfacts peuvent fausser les résultats.
Il ne remplace pas les autres examens comme la topographie, la pachymétrie ou l’aberrométrie : il s’intègre dans une approche multimodale indispensable pour sécuriser la chirurgie. Enfin, sa disponibilité reste limitée car il nécessite des OCT de dernière génération, encore réservés à des centres spécialisés.
Lorsqu’il est utilisé dans des conditions optimales et associé aux autres examens de référence, le epithelial thickness mapping devient un atout puissant pour le chirurgien.
Conclusion
Le mapping épithélial constitue une avancée importante en chirurgie réfractive et en chirurgie cornéenne. En mesurant avec précision l’épaisseur épithéliale cornéenne, il améliore le screening préopératoire, sécurise la sélection des patients et optimise la qualité des résultats visuels postopératoires.
Au cabinet du Dr Stacy Charpentier, chirurgien ophtalmologiste à Paris, le recours à cette technologie de pointe permet d’offrir aux patients une prise en charge plus sûre, plus précise et plus personnalisée, en s’appuyant sur les dernières innovations en ophtalmologie réfractive.