Chirurgie réfractive à Paris
Rédigé et validé médicalement par le Dr Stacy Charpentier, chirurgien ophtalmologue — chirurgie réfractive et chirurgie de la cataracte.
La chirurgie réfractive regroupe les interventions qui modifient la puissance optique de l’œil afin de réduire, voire de supprimer, la dépendance aux lunettes et aux lentilles de contact. Elle corrige quatre troubles : la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie. Deux voies existent : remodeler la cornée au laser, ou poser un implant à l’intérieur de l’œil. Aucune technique ne convient à tous les yeux, et l’indication repose sur un bilan d’opérabilité. Le Dr Stacy Charpentier réalise ce bilan en consultation dans ses cabinets parisiens et pratique l’ensemble des techniques cornéennes et intra-oculaires.
Qu’est-ce que la chirurgie réfractive ?
La chirurgie réfractive désigne l’ensemble des interventions qui modifient la puissance optique de l’œil pour que les rayons lumineux se focalisent sur la rétine. Son objectif est de réduire la dépendance aux lunettes et aux lentilles, non de traiter une maladie oculaire. Elle agit soit sur la cornée, soit sur le cristallin.
Qu’est-ce que la réfraction ?
La réfraction est le phénomène optique par lequel la lumière change de direction en passant d’un milieu à un autre. Dans l’œil, deux structures assurent cette déviation : la cornée, membrane transparente située à la surface, et le cristallin, lentille placée à l’intérieur de l’œil.
Un œil dont la réfraction est correcte est dit emmétrope : l’image se forme exactement sur la rétine, et aucune correction optique n’est nécessaire. Lorsque l’œil est trop long, trop court, ou que la cornée présente une courbure irrégulière, le point de focalisation se déplace et l’image devient floue. C’est ce que l’on appelle un trouble de la réfraction, ou amétropie.
L’acuité visuelle se mesure en dixièmes, par exemple 5/10. La correction optique, elle, se mesure en dioptries : −2 dioptries pour un œil myope, par exemple.
Les deux voies chirurgicales possibles
La chirurgie laser des yeux remodèle la cornée, en surface ou dans son épaisseur, par photoablation au laser excimer ou par découpe puis extraction d’un lenticule au laser femtoseconde. Elle regroupe le LASIK, la PKR et le SMILE.
La chirurgie intra-oculaire ajoute une lentille en avant du cristallin, avec un implant phaque ICL, ou remplace le cristallin par un implant de puissance calculée, ce que l’on appelle le PRELEX.
Le laser reste la voie la plus couramment pratiquée : il permet de traiter les myopies jusqu’à environ −10 dioptries, les hypermétropies jusqu’à environ +6 dioptries et les astigmatismes jusqu’à environ −5 dioptries, ce qui couvre la grande majorité des patients. La chirurgie intra-oculaire s’adresse à ceux qui ne sont pas opérables au laser, en raison d’une anomalie cornéenne, d’une correction trop importante ou d’un âge plus avancé.
Dans tous les cas, il s’agit d’une véritable intervention chirurgicale, réalisée en milieu stérile et sous anesthésie locale par collyres. À ne pas confondre avec la chirurgie de la cataracte, qui traite une opacification du cristallin altérant la vision et relève d’une indication médicale, même si le choix de l’implant permet de corriger simultanément un défaut de réfraction.
Quels troubles visuels peut-elle corriger ?
La chirurgie réfractive s’adresse aux quatre troubles de la réfraction : myopie, hypermétropie, astigmatisme et presbytie. Ces troubles sont souvent associés, et plusieurs d’entre eux peuvent être corrigés au cours de la même intervention. La correction doit être stable et l’œil ne doit pas présenter de pathologie contre-indiquant le geste.
Myopie
L’œil myope se comporte comme un œil trop puissant : à la manière d’une loupe, il offre une bonne vision de près par effet grossissant, mais produit un flou en vision de loin. Les myopies faibles conduisent surtout au port de verres correcteurs pour des activités précises, comme la conduite, le cinéma ou la projection sur écran à distance, tandis que les myopies plus importantes imposent une correction permanente.
C’est l’indication la plus fréquente en chirurgie réfractive, et la page consacrée à l’opération de la myopie détaille les techniques envisageables selon le nombre de dioptries.
Hypermétropie
À l’inverse, l’œil hypermétrope doit accommoder en permanence pour former une image nette, de loin comme de près. Cet effort se traduit par une fatigue visuelle, parfois par des maux de tête lors du travail sur écran, ce qui explique la prescription de lunettes dites de repos pour les hypermétropies faibles.
Au-delà d’une certaine valeur, une correction permanente devient nécessaire pour les deux distances. La correction de l’hypermétropie au laser obéit à des limites de puissance plus étroites que celle de la myopie.
Astigmatisme
L’astigmatisme correspond à une cornée dont la courbure n’est pas régulière : plutôt que sphérique, elle est ovalisée, comme un ballon de rugby, avec une cambrure plus marquée dans un axe. L’image est distordue à toutes les distances, et la correction doit tenir compte de cet axe.
L’astigmatisme est rarement isolé : il accompagne le plus souvent une myopie ou une hypermétropie. Une opération de l’astigmatisme se réalise donc généralement dans le même temps opératoire que la correction du trouble associé.
Presbytie
La presbytie est un trouble de l’accommodation qui survient chez tout le monde à partir de la quarantaine et qui s’ajoute aux troubles préexistants. Elle se traduit par une difficulté croissante à faire la mise au point de près, d’abord pour la lecture, puis pour le travail sur écran, ce qui conduit souvent au port de verres progressifs.
La chirurgie de la presbytie ne supprime pas le vieillissement du cristallin : elle organise un compromis visuel entre les distances, qui doit être expliqué et accepté avant l’intervention.
Quelles techniques de chirurgie réfractive sont pratiquées ?
Le Dr Stacy Charpentier dispose à Paris d’un plateau technique de chirurgie réfractive complet, permettant de traiter l’ensemble des troubles de la réfraction. Cinq techniques sont pratiquées, réparties entre chirurgie cornéenne et chirurgie intra-oculaire. Le choix n’est arrêté qu’après le bilan préopératoire, en concertation avec le patient.
LASIK et presbyLASIK
Le LASIK corrige la myopie, l’hypermétropie et l’astigmatisme. Un volet cornéen est découpé au laser femtoseconde, puis soulevé pour appliquer le laser excimer dans l’épaisseur de la cornée ; le volet est ensuite remis en place. Le traitement étant plus profond qu’en PKR, la récupération visuelle est rapide et les suites sont peu douloureuses.
Le presbyLASIK reprend ce principe en modulant la correction pour améliorer la vision de près. Le déroulement précis, les indications et les suites du LASIK et du presbyLASIK sont détaillés sur la page dédiée.
PKR et TransPKR
La PKR utilise le laser excimer en surface, après retrait de l’épithélium cornéen. Elle est efficace pour les myopies et les astigmatismes faibles à modérés. Le geste est court, mais la cicatrisation de l’ulcération superficielle rend les suites plus longues et plus inconfortables qu’après un LASIK.
C’est la technique privilégiée lorsque la cornée est fine ou irrégulière, situations dans lesquelles le LASIK n’est pas indiqué. La page consacrée à la PKR et à la TransPKR précise les suites opératoires à anticiper.
ReLEx SMILE
Le SMILE corrige la myopie et l’astigmatisme par l’extraction d’un lenticule découpé dans l’épaisseur de la cornée au laser femtoseconde. Contrairement au LASIK, il n’y a pas de volet cornéen : le lenticule est retiré par une petite incision, et il n’y a pas d’ulcération de surface comme en PKR.
La récupération visuelle est obtenue dès le lendemain de l’intervention. Le principe de l’extraction lenticulaire ReLEx SMILE est expliqué en détail sur sa page.
Implant phaque ICL
Les implants phaques sont des lentilles injectées à l’intérieur de l’œil, qui viennent se positionner derrière l’iris, en avant du cristallin, au cours d’une intervention réalisée au bloc opératoire. Ils permettent de traiter les patients non éligibles à la chirurgie cornéenne ou dont la correction est trop importante pour être traitée au laser.
La technique est réversible : l’implant ICL peut être retiré, le plus souvent au moment de la chirurgie de la cataracte.
PRELEX
Le PRELEX, ou chirurgie du cristallin clair, suit la même procédure que la chirurgie de la cataracte, au bloc opératoire : le cristallin est extrait et remplacé par un implant intra-oculaire de puissance calculée, capable de corriger la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie.
Le PRELEX concerne les patients de plus de 60 ans, en l’absence de facteur de risque de décollement de rétine.
Tableau d’orientation entre les techniques
| Technique | Voie | Principe | Particularité déterminante |
|---|---|---|---|
| LASIK et presbyLASIK | Cornéenne | Laser excimer sous un volet découpé au femtoseconde | Récupération rapide ; complications propres au volet |
| PKR et TransPKR | Cornéenne | Laser excimer en surface, après retrait de l'épithélium | Option des cornées fines ou irrégulières ; suites plus longues |
| ReLEx SMILE | Cornéenne | Extraction d'un lenticule par une petite incision | Ni volet, ni ulcération de surface ; myopie et astigmatisme |
| Implant phaque ICL | Intra-oculaire | Lentille placée derrière l'iris, cristallin conservé | Fortes corrections et cornées non opérables ; réversible |
| PRELEX | Intra-oculaire | Remplacement du cristallin par un implant | Corrige aussi la presbytie ; à partir de 60 ans |
Ce tableau présente des principes techniques. Il ne permet pas de déterminer seul la technique adaptée à un œil donné : seule l’analyse du bilan préopératoire le permet, et certaines situations conduisent à ne proposer aucune intervention.
Qui peut être opéré et comment la technique est-elle choisie ?
La chirurgie réfractive s’adresse aux adultes de plus de 20 ans dont la correction optique est stable depuis environ deux ans, et chez qui le bilan ne retrouve pas de contre-indication. Le choix de la technique ne se déduit pas du nombre de dioptries : il résulte de l’analyse de la cornée, de la correction et des caractéristiques individuelles.
Les conditions d’éligibilité
Une correction stable est la première condition : une réfraction qui évolue encore rend le résultat imprévisible. Vient ensuite la cornée, dont l’épaisseur, la courbure et la régularité déterminent la quantité de tissu qu’il est possible de retirer sans fragiliser sa structure.
La valeur de la correction pèse également. Au-delà d’environ −10 dioptries de myopie, +6 d’hypermétropie ou −5 d’astigmatisme, la voie intra-oculaire est discutée plutôt que le laser. S’y ajoutent l’absence de pathologie oculaire contre-indiquant l’intervention et des attentes réalistes, en particulier lorsque la presbytie fait partie de l’équation.
Certains patients consultent par ailleurs pour atteindre les normes d’aptitude visuelle exigées par leur activité professionnelle. Cette démarche suppose une vérification préalable des critères applicables, abordée plus bas.
Le bilan préopératoire
Le bilan préopératoire poursuit trois objectifs : déterminer l’opérabilité du patient, exclure les éventuelles contre-indications et choisir la technique la plus appropriée. Il comprend une mesure précise de la correction optique et une évaluation approfondie de la cornée, qui conditionne l’essentiel de la décision.
Le dépistage d’une fragilité cornéenne y occupe une place centrale. Une cornée trop fine, ou présentant des signes de kératocône même débutant, peut être aggravée par l’amincissement induit par le laser. C’est l’une des raisons pour lesquelles une chirurgie cornéenne peut être écartée au profit d’une solution intra-oculaire, ou aucune intervention proposée.
La consultation comprend ensuite la présentation des techniques envisageables, des bénéfices attendus, des limites, des risques et des alternatives, puis un délai de réflexion. Si vous souhaitez évaluer votre situation en amont, la page Suis-je opérable ? reprend les principaux critères d’éligibilité.
Comment se déroule le parcours de soin ?
Le parcours comprend six étapes, de la première consultation au suivi à long terme.
- Consultation et bilan préopératoire. Analyse de la demande et des antécédents, examen ophtalmologique complet, mesure de la correction et évaluation de la cornée.
- Information et décision. Présentation des options, des résultats attendus, des limites et des risques, remise de la fiche d’information de la Société Française d’Ophtalmologie, recueil du consentement et délai de réflexion.
- Préparation. Consignes préopératoires, dont l’arrêt du port des lentilles de contact avant l’intervention.
- Intervention. Réalisée au bloc opératoire, sous anesthésie locale par collyres, en ambulatoire et sans hospitalisation. Le retour au domicile se fait le jour même, accompagné.
- Contrôle postopératoire. Vérification de la cicatrisation et de la récupération visuelle, puis contrôles échelonnés jusqu’à stabilisation.
- Suivi ophtalmologique régulier. Une opération réfractive, même lorsqu’elle libère totalement des lunettes, ne dispense pas de faire suivre la santé de ses yeux tout au long de la vie.
Le port de lunettes ou de lentilles peut constituer une contrainte réelle au quotidien, et le projet chirurgical est une décision qui se prépare. Être accompagné par une équipe qui explique chaque étape compte autant que le geste lui-même.
Quelles suites et quels résultats attendre ?
Les suites dépendent avant tout de la technique. La récupération visuelle s’obtient en quelques heures après un LASIK, un SMILE, un implant phaque ou un PRELEX, et en quelques jours après une PKR. Après un laser de surface, les yeux sont douloureux pendant environ deux à trois jours ; après un LASIK ou un SMILE, l’œil est généralement peu ou pas douloureux.
| Technique | Inconfort habituel | Récupération visuelle | Soins |
|---|---|---|---|
| PKR et TransPKR | Yeux douloureux environ 2 à 3 jours | Progressive dès la première semaine | Collyres, traitement antalgique, lentille thérapeutique parfois posée |
| LASIK et presbyLASIK | Œil peu ou pas douloureux | Quelques heures à quelques jours | Instillation de collyres |
| ReLEx SMILE | Œil peu ou pas douloureux | Dès le lendemain | Instillation de collyres |
| Implant phaque et PRELEX | Œil sensible quelques heures, vision trouble en sortant du bloc | Amélioration dans les heures qui suivent | Collyres, protection oculaire, contrôles rapprochés |
D’après les fiches d’information n°9A et n°11 de la Société Française d’Ophtalmologie, janvier 2026.
La reprise de la conduite, du travail, du sport et de l’usage de certains instruments fait l’objet de consignes personnalisées, données selon la technique et la récupération constatée au contrôle. Ces interventions portant sur des yeux non pathologiques, elles n’ouvrent pas droit à un arrêt de travail : les jours d’absence éventuels sont à anticiper.
L’objectif est de réduire la dépendance à la correction optique, non de garantir une vision donnée. Les techniques actuelles offrent une bonne prédictibilité, mais le résultat dépend notamment des phénomènes de cicatrisation, qui varient d’un individu à l’autre. Une correction résiduelle peut persister et justifier le port occasionnel de lunettes, des lentilles ou une retouche. Enfin, une correction réussie n’empêche pas l’évolution naturelle de l’œil avec l’âge, en particulier l’apparition de la presbytie.
Quelles sont les limites, contre-indications et risques ?
Toute chirurgie réfractive comporte des risques, y compris les techniques utilisées depuis plusieurs décennies et dont les résultats sont bien documentés. Certains patients ne sont pas opérables, certains résultats sont imparfaits, et des complications, rares mais réelles, peuvent survenir. Le bilan préopératoire sert à évaluer cette balance au cas par cas.
Situations non accessibles à la chirurgie laser
Une correction non stabilisée, une cornée trop fine, irrégulière ou présentant des signes de kératocône même débutant, une correction dépassant les valeurs traitables au laser, ou une pathologie oculaire évolutive écartent la chirurgie cornéenne. La voie intra-oculaire est alors discutée, avec ses propres limites : le PRELEX n’est pas proposé en présence d’un risque de décollement de rétine. Certaines situations conduisent à différer l’intervention plutôt qu’à l’exclure définitivement.
Effets transitoires et complications
Les effets fréquents, le plus souvent transitoires, comprennent une sécheresse oculaire qui régresse généralement en quelques mois, la perception de halos lumineux, une sensibilité à l’éblouissement et une gêne à la vision nocturne.
Des complications moins fréquentes peuvent survenir : infection ou inflammation, cicatrisation anormale pouvant entraîner une opacification cornéenne superficielle ou profonde, déformation de la cornée responsable d’un astigmatisme irrégulier, anomalie de réalisation ou déplacement secondaire du volet cornéen après LASIK, douleurs persistantes, vision dédoublée, déformation des images ou abaissement de la paupière supérieure.
Les complications sévères sont très rares. Elles peuvent néanmoins imposer une réintervention, aboutir à une baisse d’acuité visuelle même avec correction, voire, dans les cas les plus extrêmes, à une perte importante de vision. Après une chirurgie par implant, la présence de l’implant peut être mal tolérée à distance et conduire à le retirer.
Un point clé après une chirurgie cornéenne : les frottements oculaires répétés et appuyés sont à proscrire, la cornée amincie étant mécaniquement affaiblie.
Chirurgie réfractive et aptitudes professionnelles
Les réglementations relatives aux aptitudes visuelles sont nombreuses et évoluent régulièrement. Armée, police, gendarmerie, marine, pompiers, transport ferroviaire, aérien ou routier : chaque administration fixe ses propres critères, et certaines n’acceptent pas toutes les techniques.
Lorsque la démarche est motivée par une exigence professionnelle, il revient au candidat de vérifier directement auprès de l’administration concernée quelle intervention est admise, avant d’engager un projet chirurgical. Ce point est abordé dès la consultation.
Qui réalise la chirurgie réfractive et où, à Paris ?
Le Dr Stacy Charpentier, chirurgien ophtalmologue à Paris, consacre sa pratique à la correction chirurgicale des troubles de la réfraction et à la chirurgie de la cataracte. Elle pratique l’ensemble des techniques cornéennes et intra-oculaires, réalise les bilans préopératoires en consultation et assure le suivi postopératoire.
Les consultations et les bilans se déroulent dans trois lieux parisiens : le Cabinet d’Ophtalmologie du Champ de Mars, au 5 rue du Laos dans le 15ᵉ arrondissement, le cabinet Ophta Paris Clichy, et l’Institut Voltaire.
Les interventions de chirurgie réfractive sont réalisées à l’Institut Voltaire, au sein d’un plateau technique dédié à la chirurgie laser et intra-oculaire. Accès, horaires et coordonnées figurent sur la page de chaque site.
Quel est le prix d’une chirurgie réfractive et est-elle remboursée ?
La chirurgie réfractive porte sur des yeux non pathologiques : à ce titre, elle n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie et n’ouvre pas droit à un arrêt de travail. De nombreuses complémentaires santé prévoient toutefois un forfait, variable selon le contrat, et un devis est remis avant toute intervention.
Plusieurs éléments font varier le montant : la technique retenue, le nombre d’yeux traités, la nature de la correction et l’utilisation éventuelle d’un implant, les frais de bloc opératoire s’ajoutant aux honoraires. Deux vérifications sont utiles avant de décider : demander à sa complémentaire le montant exact du forfait par œil et ses conditions d’application, et s’assurer que le devis distingue les honoraires, les frais de bloc et les contrôles postopératoires.
Les tarifs pratiqués par le Dr Charpentier sont consultables en ligne.
Questions fréquentes
À partir de quel âge peut-on bénéficier d’une chirurgie réfractive ?
La chirurgie réfractive peut s’envisager à partir de l’âge de 20 ans pour la technique la plus superficielle (PKR), lorsque la correction est stable depuis plus de 2 ans. Plus le patient est jeune et plus il faudra être attentif à la stabilité de la correction et à la régularité de la cornée, car, le jeune âge au moment de la chirurgie, est un facteur de risque de récidive et d’ectasie cornéenne par la suite. Concernant les techniques plus profondes comme le LASIK et le SMILE, la majorité des chirurgiens attendent 23 ans voir 25 ans selon le type de correction à apporter, et d’autant plus que le patient est myope. Pour les patients plus âgés, une période de stabilité de une année est un bon critère d’éligibilité. L’âge ne suffit pas à déterminer l’éligibilité : la cornée, le cristallin et la rétine doivent être évalués. Après 40 ans, la presbytie intervient également dans le choix du traitement.
Quelle différence entre LASIK, PKR et SMILE ?
Les trois techniques remodèlent la cornée, mais n’y accèdent pas de la même façon. La PKR agit en surface, après retrait de l’épithélium, ce qui allonge les suites. Le LASIK agit dans l’épaisseur de la cornée, sous un volet découpé puis repositionné, avec une récupération rapide. Le SMILE retire un lenticule par une petite incision, sans volet ni ulcération superficielle. Les profils de risque diffèrent en conséquence.
Peut-on corriger la myopie et l’astigmatisme en même temps ?
Oui, cette association est fréquente et se traite habituellement au cours de la même intervention, au laser. La correction combinée augmente la quantité de tissu cornéen à traiter : l’analyse de l’épaisseur et de la régularité de la cornée lors du bilan est donc déterminante pour choisir entre chirurgie de la myopie au laser par LASIK, SMILE ou PKR.
L’intervention est-elle douloureuse ?
L’intervention se déroule sous anesthésie locale par collyres. Les suites diffèrent selon la technique : après une PKR, les yeux sont douloureux pendant environ deux à trois jours, avec un traitement antalgique prévu ; après un LASIK ou un SMILE, l’œil est généralement peu ou pas douloureux. Aucune technique ne peut être présentée comme totalement indolore.
Quand peut-on reconduire, retravailler et reprendre le sport ?
Ces délais dépendent de la technique et de la récupération constatée au contrôle. La vision revient en quelques heures après un LASIK, un SMILE ou une chirurgie par implant, et en quelques jours après une PKR, ce qui décale d’autant la reprise des activités. Conduite, sport et manipulation de certains instruments peuvent être déconseillés pendant une durée précisée en consultation.
Que se passe-t-il si la correction n’est pas complète ?
Le résultat dépend notamment de la cicatrisation, qui varie d’un individu à l’autre, et ne peut donc être garanti. Une correction résiduelle peut persister et justifier le port occasionnel de lunettes, des lentilles ou une retouche chirurgicale. Cette éventualité est expliquée avant l’intervention et évaluée lors des contrôles postopératoires.
Quels sont les tarifs de la chirurgie au laser des yeux, avec le Dr Stacy Charpentier ?
Les prix par œil sont de 1 400 € pour la PKR, 1 500 € pour la Trans-PKR, 1 600 € pour le LASIK, 1 800 € pour le SMILE, 1 900 € pour le PresbyLASIK et 3 500 € pour les implants phaques. Un devis personnalisé est remis après le bilan. Ce tarif comprend tous les soins liés à l’intervention, y compris le suivi post-opératoire. [Tarifs].
La chirurgie réfractive est-elle remboursée ?
La Sécurité sociale ne rembourse pas la chirurgie réfractive. Certaines mutuelles proposent une participation, selon votre contrat. En moyenne, cette participation de votre mutuelle peut être entre 400 et 800 euros par œil. Adressez-leur votre devis avant l’intervention pour connaître le montant du remboursement éventuel. [Prise en charge].
Les deux yeux sont-ils opérés le même jour ?
Pour les interventions au laser, les deux yeux sont habituellement traités pendant la même séance, le même jour, si le bilan le permet. Si la technique opératoire différe entre les deux yeux, on peut réaliser une chirurgie par laser sur un oeil puis, un autre jour, une chirurgie par implant phaque sur le second oeil. Pour les opérations avec implants, l’organisation dépend de la technique et du protocole retenu, mais sont réalisées le plus souvent le même jour pour les implants phaques. Le calendrier est précisé lors de la programmation opératoire.
Dans quels établissements parisiens les interventions sont-elles réalisées ?
Les opérations au laser sont réalisées au sein d’un centre spécialisé en laser à Paris, à l’Institut Laser Ophtalmologique Voltaire, au 5 rue de la Vacquerie, Paris 11ᵉ. Le Dr Charpentier pratique également la chirurgie de la cataracte et la pose des implants phaques (ICL) à la Clinique de la Muette, au 46–48 rue Nicolo, Paris 16ᵉ. Votre lieu opératoire est précisé avant l’intervention. [Lieux d’exercice].
Quels sont les risques et les effets indésirables ?
Une sécheresse oculaire, des halos lumineux, des éblouissements ou des fluctuations de vision peuvent survenir dans les semaines qui suivent la chirurgie. Ils sont le plus souvent transitoires mais rarement, ils peuvent persister après la chirurgie, d’autant plus que la correction à réaliser était importante. De manière exceptionnelle, une infection, une inflammation, une déformation cornéenne ou une complication d’implant peut altérer la vision. Une correction résiduelle peut nécessiter des lunettes ou une retouche. Le bilan permet d’expliquer les risques propres à chaque technique et de faire les examens nécessaires afin de les éviter. [Information SFO sur le laser].
La chirurgie réfractive n’est pas une technique unique mais un ensemble d’options dont la pertinence se juge œil par œil. Le point de départ reste le même dans tous les cas : un bilan qui mesure la cornée, la correction et l’état de la surface oculaire, et qui peut aussi conclure qu’aucune intervention n’est indiquée. Les pages consacrées à la myopie, à l’hypermétropie, à l’astigmatisme et à la presbytie détaillent les options propres à chaque trouble. Une consultation permet d’examiner votre situation et d’identifier les techniques réellement envisageables.
Sources institutionnelles et sociétés savantes
- Société Française d’Ophtalmologie, SNOF et SAFIR. Fiche d’information n°9A : Chirurgie réfractive cornéenne au laser. Janvier 2026.
- Société Française d’Ophtalmologie, SNOF et SAFIR. Fiche d’information n°11 : Chirurgie réfractive par addition d’un implant pré cristallinien. Janvier 2026.
- Société Française d’Ophtalmologie, SNOF et SAFIR. Fiche d’information n°10 : Chirurgie du cristallin à visée réfractive. Janvier 2026.
Références scientifiques indexées dans PubMed
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- Jacobs DS, Afshari NA, Bishop RJ, Keenan JD, Lee J, Shen TT, Vitale S. Refractive Errors Preferred Practice Pattern®. Ophthalmology. 2023;130(3):P1-P60. PMID : 36543603.
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Dr Stacy Charpentier — Chirurgien ophtalmologue, chirurgie réfractive et chirurgie de la cataracte, Paris.
Cette page délivre une information générale. Elle ne remplace pas une consultation : l’indication d’une chirurgie réfractive repose sur un examen clinique et un bilan préopératoire individuels.
Les échanges avec les internautes
Xavière
Publié le 21 octobre 2025
Bonsoir Docteure, je prévois de faire une chirurgie réfractive et je me demandais s’il est sûr de poser des cils permanents un mois après l’opération. Est-ce que cette pratique pourrait gêner la cicatrisation ou affecter les résultats de la chirurgie ? Et y a-t-il des précautions à prendre si je souhaite le faire ?
Dr Charpentier
Publié le 17 novembre 2025
Bonsoir,
Merci pour votre message. Oui, il est tout à fait possible de poser des cils permanents après une chirurgie réfractive, à condition de respecter un délai suffisant. Un mois après l’intervention, la surface oculaire est en général bien cicatrisée et cette pratique ne présente pas de risque particulier pour le résultat du LASIK, de la PKR ou du SMILE.
Il n’y a pas d’impact sur la cicatrisation interne de l’œil, ni sur la stabilité du traitement laser. Le seul point de vigilance concerne la manipulation des paupières : durant la pose, l’esthéticienne manipule et étire légèrement les cils, ce qui peut irriter l’œil s’il est encore sec ou sensible. Mais à un mois, cela reste généralement sans conséquence.
Je vous conseille simplement de prévenir la personne qui réalisera la prestation pour qu’elle soit douce dans les manipulations, et d’éviter que des produits (colle, dissolvant) ne coulent dans l’œil. Vous pouvez également utiliser vos larmes artificielles avant et après la séance si vous avez encore un peu de sécheresse oculaire.
Bien à vous,
Dr CHARPENTIER
Emmanuelle
Publié le 12 août 2025
J’ai des antécédents familiaux de kératocône et je porte des lentilles pour corriger mon astigmatisme, la dépendance aux lentilles me pèse. Je songe à une chirurgie refractive au sein de votre cabinet à Paris. Existe t il des tests génétiques ou topographiques spécifiques pour écarter le risque de kératocône avant l’opération ? Bien à vous
Dr Charpentier
Publié le 17 novembre 2025
Bonjour,
Merci pour votre message. Lorsque l’on a des antécédents familiaux de kératocône, il est tout à fait normal de vouloir être prudent avant d’envisager une chirurgie réfractive. La bonne nouvelle est qu’aujourd’hui, nous disposons de tests très précis pour dépister le moindre signe de fragilité cornéenne avant une opération.
Il n’existe pas encore de test génétique réellement fiable pour prédire le kératocône chez un individu asymptomatique. En revanche, les examens topographiques et tomographiques sont extrêmement performants. Lors du bilan préopératoire, nous réalisons systématiquement une topographie cornéenne de haute résolution et une tomographie 3D (type Pentacam, Sirius, MS-39…), qui analysent la forme, l’épaisseur, la régularité et la rigidité de la cornée. Ces examens permettent de détecter même les formes très précoces de kératocône, parfois invisibles à l’examen clinique.
En fonction des résultats, nous pourrons confirmer si une chirurgie réfractive classique (comme le SMILE, le LASIK ou la PKR) est possible en toute sécurité, ou s’il existe un risque qui nécessite une autre solution, comme les implants ICL, qui sont particulièrement adaptés en cas d’astigmatisme fort ou de cornée limite.
Le bilan complet est donc la meilleure manière de lever tout doute et de vous orienter vers la technique la plus sûre et la plus efficace pour vous.
Bien à vous,
Dr CHARPENTIER